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Sunday, December 8, 2013

Alien - Ridley Scott

There are at least two reasons why it's worth watching Alien today, almost 35 years after its original release:


  • It offers a very sand view of the future. Humankind is finally able to travel across the Universe, but social inequalities are still there: the movie is nothing else but the story of a group of miners who have to risk their lives at the orders of their employer.
  • It reminds us that a good horror movie is the one where you barely see the threat. At one point in time, directors of horror movies got the idea that their job was to do fancy stuff with special effects. They're wrong, and they should watch Alien over and over until they understand why.

Monday, August 19, 2013

North by Northwest - Alfred Hitchcock

Kafka, James Bond, Mad Men, and the Cold War in one single movie. If that's not enoug to convince you to watch North by Northwest, Cary Grant and Eva Marie Saint will also help you understand how sexuality was seen and lived in the late fifties.


Sunday, January 1, 2012

Cape Fear - Martin Scorsese

It's amazing how things change in twenty years. Here's a list of things that you wouldn't find in a movie today but were common in a R-rated movie in 1991 such as Cape Fear:

  • An adult kissing an underage girl (the actress who plays the underage character was over 18, though).
  • The father of the underage GIRL having dirty thoughts about her.
  • Dysfunctional families, and common fellows in general as heroes. For some reason, Hollywood has had a long infatuation with rich and powerful characters. Movies about common people are becoming the exception rather than the norm.
  • Southern conservatism portrayed as a potential source of violence and conflicts; when Southern conservatism is portrayed today, if it is portrayed at all, it is as a motive for mockery.
  • The idea that provocative women deserve to be raped. (I actually think that the term "promiscuous women" has been kicked out of the U.S. media completely, in great part thanks to Sex and the City).
  • Derogatory comments about being raped by black men in jail.
  • Dirty, rough, and rude men. Actors like Robert de Niro have nothing to do in Hollywood today.

Monday, February 7, 2011

Z - Costa-Gavras

« Dreyfus était coupable ! »
L’inspecteur général de la gendarmerie (Pierre Dux)

On parle beaucoup de la Grèce à l’heure actuelle. Il est difficile à croire qu’un pays à sept millions d’habitants et qui ne joue pas un rôle particulièrement important dans l’économie mondiale ait mis le monde des finances en général, et la Zone Euro en particulier, à genoux. Et pourtant c’est ce qui en train de se passer aujourd’hui.

On parlera beaucoup des raisons de la crise grecque dans les années à venir. Le dessin de l’euro et l’absence d’un système de transferts fiscaux sont, sans doute, une grande partie du problème. La politique monétaire de la Banque Centrale Européenne, qui agit comme si elle était encore la Bundesbank, a crée une situation de liquidité exceptionnelle dans les pays PIIGS (le Portugal, l’Italie, l’Irlande, la Grèce, et l’Espagne), ce qui leur a permis d’accumuler des dettes a un rythme exceptionnel. Le maquillage des chiffres du gouvernement grec, aidé par les banques américaines, a été aussi essentiel. Enfin, les fonds de pension allemands et français, qui ont continué à financer la dette grecque quand il était évident que la situation n’était plus soutenable, doivent être signalés comme responsables. Ce dernier point, d’ailleurs, est très important. On parle beaucoup en Allemagne et en France de la « retraite grecque a 61 ans » en opposition aux citoyens allemands qui doivent travailler jusqu’à 67 ans voire plus, Comme si l’Allemagne calviniste finançait à ces méditerranéens paresseux. La réalité est plus complexe : afin que les allemands (et les français) puissent prendre leur retraite a 100% du salaire, il est nécessaire que leurs fonds de pensions prennent de décisions d’investissement à haut risque… comme la Grèce. Ce que les citoyens allemands ne comprennent pas c’est qu’un bail out de la Grèce est en réalité un bail out de leurs fonds de pension, c’est qui redevient à leur propre retraite.

Il faut accepter, pourtant, que le pacte social de la Grèce n’est pas soutenable. Mais les arrangements entre les grecs et leur gouvernement ne sont pas pas nés dans le vide. Les accords politiques après la dictature des colonels sont la raison derrière le gigantesque secteur publique grec. La seule solution que les politiciens grecs ont trouvée pour placer l’excès de main d’œuvre a été en créant de postes à rien faire dans le gouvernement. Les politiciens grecs ont menti à leurs citoyens dès le retour de la démocratie : en leur offrant des travails à vie et des retraites avantageux en échange par des votes sans jamais parler des coûtes pour les nouvelles générations, les élites grecques ont manqué à leur responsabilité historique.

Les citoyens allemands et les français (et les scandinaves) ne comprennent pas que les citoyens grecs ont vécu un mensonge. Les grecs ont cru que leur  pacte social, qui est d’ailleurs le résultat d’une guerre civile, des années d’instabilité politique, et d’une dictature militaire, délivrerait tout ce qui était promis. En plus, tous les événements qui ont abouti à la situation actuelle en Grèce sont des mémoires vivants. Il y a des anciens combattants de la Guerre Civile Grecque qui sont toujours parmi nous.

Z parle de l’assassinat de Gregoris Lambrakis, député pacifiste dans les années 1960. Ce film montre aussi la corruption du système politique et judiciaire grec, ce qui continue jusqu’ à maintenant. Z est un thriller assez excitant, mais il est aussi un film tragique, qui montre les effets d’un système politique corrompu sur la vie courante des citoyens.

D’un point de vue esthétique, Z est un bijou des films à bas budget, ainsi comme un thriller qui vous tiendra collé sur votre chaise dès le début et jusqu’à la fin.

Ca serait bien si mes amis français regardaient Z! De cette façon, Ils pourraient prendre connaissance d’un mot nouveau, presque oublié : empathie.