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Tuesday, November 26, 2013

L'Île Mystérieuse - Jules Verne

Je vais redémarrer ma série de textes sur le sujet des naufrages, dont le premier texte a été sur Lord of the Flies. La thématique de L’Île Mystérieuse  est complètement opposée à celle de Lord of the Flies : le texte de Jules Verne donne au lecteur de l’espoir à l’avenir et à la technologie ; elle est aussi une histoire sur la rédemption humaine. Le message principal de Lord of the Flies est, par contre, que tout est perdu dès l’origine de l’humanité.

L’Île Mystérieuse représente pour les lecteurs avides de Jules Verne la fin de l’enfance. La repentance et mort du Capitaine Nemo, ce anti-héros qu’on voulait tous émuler, met en évidence son humanité et, d’ailleurs, la nôtre. La mort de Nemo représente notre passage à l’âge adulte. On ne peut pas pleurer avec le décès de Nemo comme on pleure quand Jean Valjean meurt: on sait très bien que nos larmes seraient la honte pour Nemo : quand le Nautilus devient un cercueil qui s’écoule jusqu’au fond de la mer, ceux qui ont grandi avec les romans de Jules Verne savent qu’il faut être un stoïque, que dorénavant, c’est nous contre le Monde ; on n’a plus de vraies références masculines à émuler.

Comme d’habitude chez Jules Verne, il y a dans L’Île Mystérieuse des visions sur l’avenir qui étonnent au lecteur d’aujourd’hui : sans parler du réchauffement de la planète, Verne prévoit la fin de l’économie basée sur le charbon et parle d’un futur où l’electricité sera produite avec la décomposition chimique des molécules d’eau : nous y sommes arrivés. Un homme de son époque, la confiance de Verne sur les avancements de la technologie et la raison humaine n’a pas de fin. Aujourd’hui, on sait bien que la même technologie qui sert à industrialiser la production  de nourriture peut être utilisée aussi pour tuer de milliers de personnes  très rapidement.

Comme tout l’ouvrage de Jules Verne, L’Île Mystérieuse est un livre daté, difficile à lire aujourd’hui à cause de sa longueur et sa structure basée sur le format de feuilleton, tellement commun dans le XIXème siècle. Ce livre est recommandé pour les collectionneurs -qui n’ont pas besoin de ce blog pour leur rappeler la relevance de ce bouquin- mais particulièrement, comme je l’ai déjà indiqué, pour tous ces enfants qui ont lu Vingt Mille Lieues de Voyage sous le Fond de la Mer, et qui veulent savoir ce qui s’est passé avec ce super-homme appelé Nemo. Les lecteurs au-dessus de 15 ans doivent, généralement, s’abstenir de la lecture de ce livre.


Sunday, August 26, 2012

Lord of the Flies - William Golding

"What makes things break up like they do?"
-Ralph


Lost is nothing else than the most recent reincarnation of a mental exercise present in Western civilization since Voltaire's Candide: what would a group of people in an uninhabited island look like? The objective of this question is to speculate on the true nature of men: optimists think that man is inherently good, so the group would eventually build up an utopia; pessimists, predictably, argue that the members of this hypothetical society would kill each other. 


The Cold War version of this mental exercise is Lord of the Flies, a book written by William Golding in the mid 50s, which earned him the Nobel Prize later on. Being a citizen of the second half the 20th century, Golding added an innovative twist to the Voltairean question: instead of grown ups, the inhabitants of the solitary island would be boys (there are no female characters in this novel).


Like other books written by Nobel Prize winners such as Herman Hesse's Demian, Lord of the Flies is a required reading in most middle school programs. Six out of the first 10 entries in Google for this book are synopsis and ready-to-turn-in essays which is, I guess, a testimony of the validity of  this book as a school text (1 of the remaining entries is the link to Amazon, and the other 3 are links to the movie, in case you were wondering). 

School kids obviously have to read something, but I think that framing Lord of the Flies as a book for teenagers is a mistake. Considering that kids are a product of the education provided by adults, it is the latter who benefit the most from seeing what the former might become if left on their own in an non supervised environment. Let me put it this way: if you are an adult and think that your child might end up acting like one of the characters of Lord of the Flies, you are doing something very wrong.

The Nobel Prize Foundation has this interactive game on Lord of the Flies to help children to prepare their exams.

And you can hear Golding motivation to write this book (and why he didn't include any girls in it) in this video:


PS. ("chased from hell to breakfast"; great expression)