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Sunday, February 27, 2011

Arguing About War - Michael Walzer

There is no epigraph for this post. All the chapters of Arguing about War follow a logic that requires that any quotation be put into context. Extracting a sentence out of the blue would demerit this book.

One of the consequences of postmodernism is that the pretension of objectivity is gone. In this cynical age, pretending to be objective is considered a sign of pretentiousness or folly. The corollary is that intellectuals now struggle to be perceived as “engaged” enough. Engaged intellectuals play a role in society, I guess, but they are not useful educating the public; they tell us what to think, but not how to think. Nietzsche is good to be convinced that god is dead, but Spinoza is better to know what the implications of god’s life and death are.

One could argue that it is not possible to argue in favor of a cause and show an equilibrated perspective of all the sides involved in a debate at the same time. In Arguing about War, however, Michael Walzer makes clear that, as long as the author is clear and honest about the caveats and the limitations of his point of view, he can help his reader to develop his own thinking.

In 1977, Michael Walzer wrote a book called Just and Unjust Wars, which became the cornerstone of humanitarian interventions. Just and Unjust Wars used to be the second text that the students of the democratic peace theory read –the first was obviously Kant’s Perpetual Peace. Barack Obama’s speech when receiving the Nobel Prize (probably his best public intervention since he is President) is basically a condensed version of Walzer arguments.

Arguing about War is not only an update of Walzer’s first book on war, but also an introduction to the philosophy of war. The book is divided in three parts. The first one introduces the theory of just war, in particular as far as terrorism and humanitarian intervention are concerned. The second one presents five case studies (oh, Anglo-Saxon academy!) analyzed under the prism of the just war theory: the Gulf Wars of 1991 and 2003, the First Intifada, the War on Terror after 9/11, Kosovo, and a general perspective of the Israel-Palestine conflict. The final part deals with the issue of global governance.

I would like to conclude this post by picking up Walzer’s remarks on Kant’s theory that liberal democracies do not go to war. (This used to be Kant’s original proposal, and modern political theorists have amended the dictum saying that democracies do not go to war against each other). Walzer argues that technology offers the possibility of fighting wars without sacrificing human powers. Therefore, the linkage that Kant viewed so clearly between citizens refusing to go to war is lost. Walzer is right, but he did not include the fact that democracies now hire mercenaries to fight their wars, partly because mercenaries have become common only recently. Obviously, Kant was thinking of societies with a compulsory military service, which was the norm until the Vietnam War. I guess that the twist to Kant’s theory is: “democracies do not go to war if they are willing to commit their soldiers’ lives and if they have a compulsory military service”.

Here is a video of Walzer presenting his theories about war in the context of Iraq and Afghanistan.

Sunday, January 23, 2011

La Bataille d'Alger - Gillo Pontecorvo

Il a finalement craché le morceau
-Soldat français

La description de La Bataille d’Alger et son histoire sont disponibles ici (il faut avouer que la version en Anglais est meilleure).

Ce film a été repris par le Pentagone lors de la guerre en Iraq en raison des similitudes entre la guérilla urbaine menée par le FLN et les actes de terrorisme commis par les extrémistes Iraquiens avant la « surge » du Général David Petraeus. Le film est devenu une référence au point que l’édition dvd distribuée aux États-Unis est accompagnée des commentaires des experts en terrorisme.

Il me paraît que le film peut devenir une référence aussi pour la Tunisie si les développements politiques de cette nation ne marchent pas pour la vie démocratique.

Les mérites artistiques de cette œuvre de Gillo Pontecorvo sont hors de question.

Il est plus difficile d’établir si le film est objectif du point de vue politique. D’un côté les actes terroristes du FLN son présentés comme tels (en particuliers les scènes des bombes aux cafés), ainsi comme le racisme des pieds-noirs. De l’autre côté, les narrations et les dialogues sont beaucoup plus biaisés en faveur du FLN. La seule mention verbale négative du FLN a lieu lors de son communiqué 24, qui interdisait les boissons alcooliques et la prostitution. Bref, Pontecorvo se place du côté Algérien, même s’il essaie de montrer les deux côtés de l’histoire.

La Bataille d’Alger a été financée en partie par le gouvernement Algérien. Il ne faut, donc, pas, s’étonner des positions politiques du film (il faut avouer, quand même, que les autorités Algériennes voulaient quelque chose de plus « héroïque », c'est-à-dire, plus en faveur des Algériens). On parle beaucoup de l’impossibilité de faire un film comme La Bataille d’Alger aujourd’hui vu le pouvoir de grandes compagnies de production et distribution hollywoodiennes. Celui-là est un faux débat : le fait que Pontecorvo ait été financé par le gouvernement Algérien témoigne des difficultés pour financer un projet critique du système à cette époque-là aussi. Il est quand même paradoxal que le cinéma, qui est l’art le plus démocratique, soit contrôlé par des capitalistes avec un agenda clair et bien établi. Le corollaire est que il serait une erreur de former son critère politique en base de ce que disent les films. Or, c’est ce que des réalisateurs engagés comme Oliver Stone ou Michael Moore veulent de nous…

Les tactiques de guérilla urbaine utilisées par le FLN ont montré le chemin à d’autres colonies qui deviendraient des pays « non-alignés », dont l’Algérie a été l’une des leaders. Aujourd’hui, le mouvement des non-alignés est pratiquement mort vu que les pays les plus visibles du mouvement (le Mexique, le Brésil, la Chine, l’Inde) sont devenus plus capitalistes que les nations occidentales. L’Algérie, de son côté, ne nie pas son héritage Arabe et se trouve sous le contrôle d’une dictature qui finance des subsidies via des exportations du gaz et du pétrole, qui sont en train de s’épuiser. Le crowding-out économique et l’haut taux de chômage qui en découlent sont, évidemment, à l’ordre du jour. Le présent et le futur d’un pays qui a été la source d’inspiration de milliers de personnes ne sont pas encourageants.

Il faudrait citer a, Manu Chao, cet autre ami des Algériens :

مسكينة الجزائر